L'hypnose pour sortir du conflit

Mis à jour : 28 août 2019

La première fois que Florian est venu me voir, il était dans un sale état. Son changement d’orientation l’avait conduit à retourner vivre chez ses parents à 30 ans, alors célibataire et incertain de ses envies professionnels. Florian ne se reconnaissait pas dans ses parents et leur mode de vie. Ceux-ci avaient tendance à l’irriter en permanence, en particulier sa mère dont il ne supportait plus la présence.


Ainsi, le quotidien se transformait en une série de tensions qui l’opposaient à sa mère. Celle-ci, ne semblant pas prête à entrer en matière quant à un travail psychothérapeutique, fermait toutes les portes à une résolution de conflit. Elle lui répondait, au mieux : « je ne serais pas comme ça si tu ne faisais pas ci, ou n’étais pas comme ça ! » Florian se sentait donc de plus en plus seul dans sa colère et sa frustration.


Ne sachant pas que faire de ce conflit, Florian avait pensé à l’hypnose ericksonienne.


Fabienne Verdier


La première fois que nous nous sommes vus, nous avons travaillé à asseoir les émotions très violentes qui l’agitaient. La colère, la tristesse, l’agacement… Sur ma proposition et en silence, Florian a pris le temps de s’autoriser à ressentir ce qu’il ressentait.


Puis, grâce aux mouvements de l’EMDR (Eye Mouvement Desensibilization and Reprogramming), nous avons désencombré ces émotions, afin qu’elles puissent circuler plus librement en lui. La séance passant, les mouvements des yeux l’apaisent et lui permettent de pleurer. Nous avons intégré ces émotions violentes.


Grâce à l’EMDR, les blocages se défont et s’en vont, petit à petit.


Je le revois 3 semaines plus tard. « Alors, comment ça va ? » lui demandai-je.

« Ca va ! Je ne suis pas sûr que la séance de la dernière fois ait eu un effet… » Je lui réponds : « Ah bon ! Et comment vont les choses avec votre mère ? »


« Avec ma mère ? Ça va très bien, je l’évite un peu, j’ai compris qu’il fallait que je me concentre sur mon propre chemin. »

J’ai ri intérieurement ! Il n’avait même pas réalisé que son problème avait disparu !

Nous avons donc continué le travail. Je lui ai proposé de s’asseoir de sorte à pouvoir laisser venir de nouvelles idées pour la nouvelle personne qu’il était. Nous avons fait une induction hypnotique, laissé venir l’inspiration. Laissé venir la vie en lui.


Le conflit avait disparu. Non pas parce que Florian avait passé des heures à parlementer avec sa mère, ou parce qu’il lui avait fait part de ses quatre vérités, mais parce qu’il s’était remis, lui, à sa juste place dans sa vie.


Sa mère, inconsciemment, s’était ajustée !


Si le conflit avait disparu, ça n’était pas par effort de volonté ou de conscientisation de la situation, mais par un léger déplacement qui a permis à Florian de se laisser éprouver ses propres émotions, de les accueillir complètement. Ce conflit intérieur ayant ainsi disparu, sa mère n’avait plus rien à quoi s’accrocher…

J’ai revu Florian quelques mois plus tard. Il était radieux ! Il avait trouvé du travail, et s’apprêtait à déménager sereinement. Nous avons goûté une dernière fois à la transe hypnotique.

En partant, il m’a dit : « C’est bizarre, je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je viens ici, je me sens vivant en sortant. »

Voilà l’hypnose !



Hypnose à Genève, Hypnose ericksonienne, Marie Duboule

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