La phobie, ce phénomène étrange

La phobie, qu’est-ce que c’est ?


On pense communément la phobie comme une peur démesurée de quelque chose, parfois « handicapante », souvent « irrationnelle ». Cette peur peut concerner tant des animaux que l’on juge peu désirables (les araignées, les chiens, les serpents) que des actions particulières (prendre l’avion, prendre l’ascenseur), voire même de situations (être dans une foule, la vue du sang…)


Il en existe beaucoup, et l’on rigole souvent avec ses formes les plus incongrues dont on ne saura jamais si elles relèvent de la légende urbaine : l’alektorophobie, la peur panique des poulets, la Stasophobie, la peur de rester debout longtemps…


Mais loin d’un sujet de rigolade, les phobies, pour ceux qui les vivent, peuvent devenir un véritable frein à la vie quotidienne.


Je discutais récemment avec un ami qui présente une phobie très aigüe de tout ce qui concerne le corps humain médicalisé : les piqures, le sang, voir des schémas présentant les organes… Régulièrement, il lui arrive de tomber dans les pommes dans des situations qu’il juge très gênantes. Chez le médecin par exemple, chez qui la moindre prise de sang lui demande d’avaler plusieurs cachets de calmants le jour même à moins de s’évanouir de peur. Face aux docteurs, le sentiment d’être ridicule et de "faire toute une histoire pour rien" comme on lui dit est souvent synonyme de culpabilité et d'amertume.





Si mon ami présente des symptômes forts, il n’est certainement pas le seul à souffrir d’une peur handicapante au quotidien !


Jean-Jacques Wittezaele, grand penseur de l’école de psychologie de Palo Alto, nous apprend que la phobie est la résultante d’un ensemble de petits facteurs environnementaux. Par un hasard parfois incompréhensible, une certaine peur légère va se cristalliser à un moment donné, et monter en puissance pour une personne dans le temps. Alors, le cercle vicieux se met en route, et chaque élément concernant cette peur va venir la renforcer, jusqu’à ce qu’elle devienne insoutenable.


Exemple : un jour, dans l’avion, j’ai un peu peur de turbulences inattendues. Je termine mon voyage sans plus y penser. Le mois suivant, j’entends parler d’un accident d’avion. Quelques jours plus tard, j’entends parler d’un autre accident. Mon attention est désormais focalisée sur le nombre d’accidents liés au trafic aérien : je remarque des titres de journaux et des billets sur internet que je ne voyais pas avant. Six mois après, je me retrouve à nouveau en vol, et cette fois-ci, la peur revient, renforcée par les images d’accidents. La peur commence à s’auto-alimenter : je me raconte des histoires qui justifient ma peur, passe mon vol à imaginer le crash de mon propre avion. Les symptômes physiques de la peur s’alimentent eux-même : j’ai tellement d’angoisse dans le coeur que je dois bien avoir d’excellentes raisons d’être angoissée !

Un an après, la peur est devenue presque incontrôlable et je ne peux plus prendre l’avion sans ressentir de fortes angoisses, ce que mes amis ne comprennent pas (« il n’y a aucune raison d’avoir peur », « C’est le moyen de transport le plus sûr », etc.)

Etrange phénomène que la phobie !





L'hypnose par le mouvement des yeux : une fenêtre ouverte vers la liberté


J’ai reçu en consultation une arachnophobe invétérée.


Cette femme d’une cinquantaine d’année pouvait hurler de peur à la vue d’une simple araignée à l’autre bout de la pièce. Elle était venue me consulter en panique, car elle s’en allait avec sa famille au Costa Rica pour des vacances à venir, et elle était d’avance tétanisée à l’idée d’avoir à faire à des araignées.


Mous avons travaillé avec l’EMDR sur deux séances. Une première séance nous avait suffit pour prendre connaissance et entamer le travail ; la seconde l’a achevé.


Au début, nous avons commencé par évoquer les araignées. Rien que leur évocation suscitait chez cette dame des symptômes physiques importants : palpitations, dégoût intense, envie de fuir. Nous avons travaillé avec l'EMDR sur plusieurs cycles.

Puis, petit à petit, et avec un certain pragmatisme, nous avons observé ces symptômes diminuer, cycles après cycles, en deux séances seulement.


A la fin, nous regardions ensemble des photos de tarentules sur internet pour déterminer laquelle lui faisait encore de l’effet. Extraordinaire !


L’un de mes formateurs à l’hypnose, Denis Jaccard, m’avait raconté une histoire similaire ; je n’en croyais pas mes oreilles. Mais l’hypnose a en cela une magie qui dépasse toute compréhension.


Les phobies ont cette caractéristique de pouvoir être neurologiquement désamorcées, défaites : comme un noeud trop serré qui se fait sans raison un jour donné, qui se renforce et s’accentue sans raison toujours, et que l’on peut, à force de patience et des bons outils, défaire absolument, pour retrouver la liberté et le souffle de vivre en paix.


#phobies #hypnoseericksonienne #emdr #paloalto #wittezaele

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